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Le couteau de Nontron, atout de développement

Pascal Renoux présente le nouveau couteau de pays du Haut-Périgord : le Coq d’Étouars. ©

ARNAUD LOTH

La 21e Fête du couteau s’est achevée ce dimanche avec près de 8 000 visiteurs. Il y avait autant d’acheteurs mais moins de curieux

Ce week-end, la Fête du couteau de Nontron en Dordogne a recensé 5 500 entrées payantes, ce qui donne environ 8 000 visiteurs avec les gratuités, autant que ces dernières années. Voici quatre clés pour comprendre en quoi le couteau de Nontron est un atout de développement.

·         1 Depuis quatre ans, la fête n'atteint plus 10 000 entrées

Jusqu'en 2012, on était à 8 000 et 10 000. Les couteliers assurent qu'ils vendent toujours aussi bien et qu'ils reviendront. Les amateurs font donc toujours le déplacement, les curieux un peu moins.

L'organisation est à un tournant, et un comité d'expert va être mis en place pour trouver des améliorations. À noter que les années précédentes, près de 80 % des visiteurs venaient de l'extérieur de la Dordogne.

·         2 Les deux coutelleries toujours très actives

Les deux coutelleries de la ville (la Nontronnaise et le Périgord) travaillent et innovent.

Un nouveau couteau sur le Périgord vert vient aussi d'être créé par Pascal Renoux, coutelier de Barbezieux (Charente), très lié à Nontron où il a fait ses classes. Il a conçu le Coq d'Étouars avec les associations du secteur qui animent la fête des forges, le week-end avant celle du couteau.

Les 30 premiers exemplaires de ce beau couteau de terroir ont été vite vendus (160 euros).

·         3 Les vocations continuent et il y a de l'emploi

Nontron n'avait pu obtenir de formation en coutellerie, mais elle se fait depuis trois ans à Barbezieux, qui n'est pas loin. Elle est devenue une alternative à Thiers (Puy-de-Dôme), qui était la dernière formation restante. Les 15 jeunes du certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de cette année ont vite trouvé du travail, certains avant même leur diplôme. Il y a du développement à trouver de ce côté. Les Nontronnais comptent sur la Région pour donner un coup de pouce.

·         4 Un village sur la coutellerie et les métiers l'été prochain

 

Le projet privé de centre d'animation sur la coutellerie et les vieux métiers porté par François Devige (Coutellerie le Périgord) vers Saint-Estèphe devrait voir le jour l'été prochain. Ce nouvel outil de développement local s'ajoutera au travail fait depuis vingt ans par le Pôle expérimental métiers d'art (Pema) de Nontron. Dans l'animation locale autour de l'art, on n'oublie pas le rôle du Domaine de Montagenet, créé par José Ferré, à Saint-Martial-de-Valette.

 

Article Sud Ouest

Nontron (24) : le couteau entre outil et collection

La 21e Fête du couteau a débuté hier dans une ambiance paisible mais avec une surveillance renforcée.

Les collectionneurs étaient bien au rendez-vous dès les premières heures, hier, à Nontron pour rafler les pièces uniques convoitées, souvent parmi les plus chères. Sur son stand, Robert Beillonnet, deux fois meilleur ouvrier de France, n'avait plus que trois couteaux sur sa table sur les quinze amenés. De quoi donner le sourire à ce coutelier bon vivant qui pouvait désormais se consacrer à discuter de sa passion avec ses amis et avec les visiteurs. « Dans un salon comme Nontron, le grand public vient, achète un couteau à 20 euros la première fois, puis un plus beau la fois suivante. Surtout, il ne faut pas oublier qu'un couteau ce n'est pas qu'un objet de collection, ça doit bien couper ! »

Sur la table de cet artisan, les visiteurs pouvaient soupeser et tester le mécanisme des couteaux présentés. Les contrôles avaient été renforcés à l'entrée et les exposants étaient invités à bien surveiller leurs stands. La préfète de la Dordogne, présente à l'inauguration puis dans les allées, avait pu constater ce dispositif discret, destiné à rassurer visiteurs et organisateurs en cette période de doutes.

L'hommage à Éric Plazen

La fréquentation était assez calme hier, mais l'on attend le grand public aujourd'hui pour découvrir le monde si particulier des couteaux. Les forgerons se relaient sur les enclumes pour expliquer comment une barre de métal brut devient une lame, dans une ambiance sonore bien particulière. Un hommage particulier était rendu à Éric Plazen, disparu cette année. Deux jeunes couteliers qui ont travaillé avec lui, Christophe Mikendorfer et Mathieu Callejon assurent l'animation à la place qu'il occupait chaque année. Des couteaux offerts par les exposants sont vendus au bénéfice de la veuve du disparu.

 

Nontron ce n'est pas qu'une simple foire pour acheter des couteaux de 10 à 3 000 euros, c'est aussi une formidable vitrine pour cette profession qui se développe. La preuve cette année par Pascal Renoux à Barbezieux (Charente), dont les 15 élèves au CFA ont tous trouvé du travail, certains même avant de passer leur diplôme !

 

Article Sud Ouest

Fête à Nontron (24) : le couteau dans tous ses états

Pliant, de chasse, de cuisine, de collection, de pays et même militaire, tous les types de couteau seront à Nontron pour les 20 ans de sa fête. Durant...

Pliant, de chasse, de cuisine, de collection, de pays et même militaire, tous les types de couteau seront à Nontron pour les 20 ans de sa fête. Durant tout ce week-end, une centaine de couteliers et de forgerons vont se retrouver dans la sous-préfecture du Haut Périgord, qui deviendra pour...

Pliant, de chasse, de cuisine, de collection, de pays et même militaire, tous les types de couteau seront à Nontron pour les 20 ans de sa fête. Durant tout ce week-end, une centaine de couteliers et de forgerons vont se retrouver dans la sous-préfecture du Haut Périgord, qui deviendra pour l'occasion la capitale de la coutellerie. Cette fête fait désormais partie des trois principaux rendez-vous annuels (avec Thiers et Paris) de cette profession.

 

En accueillant près de 10 000 visiteurs chaque année, cette manifestation réunit à la fois le grand public et les professionnels. De grands noms du couteau, comme de jeunes artisans, des Français et des étrangers (venus cette année de Russie, de Suède, du Japon, de Slovaquie) y constituent un plateau complet.

Une fête vivante

« Ce n'est pas qu'une simple foire du couteau où l'on trouve les plus belles pièces, c'est tout le rendez-vous d'une filière professionnelle avec le public », insiste Francis Mathieu, l'un des fondateurs de cette fête. Ce qui fait son attrait est surtout son animation.

Durant les deux jours, les allées du plateau coutelier résonnent des coups de marteau des forgerons sur le fer brûlant, et l'odeur caractéristique du charbon de forge se répand dans le bourg. Un hommage sera rendu cette année à Éric Plazen, le plus fidèle de ces forgerons, décédé l'année dernière.

Cette fête est vivante. On peut assister à des démonstrations d'affûtage, de coupe, de gravure de lame ou de manche, mais aussi monter son propre couteau acheté en kit sur les machines des artisans venus de Thiers. Depuis vingt ans, cette fête aurait déjà suscité bien des vocations de fabricants amateurs comme de collectionneurs.

 

Cette fête est ancrée dans une tradition coutelière très ancienne. Elle est parvenue jusqu'à nous sous la forme d'un canif au manche de buis blond gravé de signes ésotériques, toujours fabriqué sur place.

 

Article Sud Ouest

Nontron (24) ou la passion de tous les couteaux

Près de 10 000 visiteurs sont attendus. © ARCHIVES ARNAUD LOTH

Une centaine de couteliers seront au rendez-vous de la 21e fête, ce week-end, réunissant amateurs et grand public

 

La date est gravée sur l'agenda de tous les amateurs de lames : le premier week-end d'août, ils ont rendez-vous à Nontron en Dordogne. Samedi 6 et dimanche 7 août, ce sera la 21e édition de la Fête du couteau, devenue au fil des ans l'un des plus gros rendez-vous du genre en France. Près de 10 000 visiteurs y sont attendus : professionnels, amateurs, collectionneurs et grand public.

 

Cette manifestation repose sur une vieille tradition coutelière, avec une légende qui raconte que le couteau de Ravaillac (qui a servi à assassiner Henri IV, en 1610) vient de cette ville. Nontron est connue pour son canif à virole de laiton, à manche de buis blond gravé de signes cabalistiques. Il est toujours fabriqué sur place dans un très bel atelier situé à l'entrée de la ville.

 

Rythmée par les forgerons

Depuis vingt ans, l'activité coutelière de la ville a été relancée par cette manifestation qui a créé de nouvelles vocations. Durant tout le week-end, on pourra ainsi croiser de jeunes artisans comme le Tarnais Milan Gravier aux côtés de pointures, ou Robert Beillonnet, deux fois Meilleur Ouvrier de France.

 

La rédaction vous conseille

A la Fête du couteau de Nontron (24), la sécurité "comme jamais"

Le public y trouve toute la panoplie des lames apportées par une centaine de fabricants avec même des représentants étrangers : Russes, Suédois, Slovaque et même Japonais, dont on s'arrache les couteaux effilés comme des rasoirs.

 

Thiers, la capitale française de la coutellerie, y est toujours bien représentée et assure de belles animations pour le public en permettant de monter son couteau acheté en kit. Pour la première fois, la ville de Nogent, très réputée aussi, arrive avec une délégation.

 

Mais Nontron, ce n'est pas qu'une foire aux couteaux avec des pièces à petit prix et d'autres pour les collectionneurs qui se vendent plusieurs milliers d'euros. C'est surtout une ambiance rythmée par les marteaux d'une dizaine de forgerons qui expliquent le travail du métal sur les enclumes. Des démonstrations passionnantes. Cette édition sera d'ailleurs dédiée à l'un d'eux qui vient de disparaître : Éric Plazen était un fidèle de Nontron.

 

Pratique

 

Plateau coutelier

 

Ouvert samedi 6 et dimanche 7 août, de 9 h 30 à 19 heures. Tarifs : un jour, 5 euros ; deux jours, 7 euros (gratuit pour les moins de 16 ans). Animations gratuites, maquillages et jeux pour les enfants.

 

En ville

 

 

Marché des producteurs avec dégustations à partir de 15 heures. Animation musicale avec le groupe pop rock Ozef devant la mairie, de 17 à 20 heures. Au Pôle métiers d’art, exposition de couteaux et films en hommage au coutelier Éric Plazen (entrée libre).

 

Article Sud Ouest

Ce que la Fête du couteau a apporté depuis vingt ans

Le forgeron belge Michel Lemans s’est installé en Dordogne. © PH. ARCHIVES ARNAUD LOTH

Notoriété et développement ont profité à la capitale du Périgord vert.

 

« Quand je suis en déplacement en France et que je parle de Nontron, on connaît par le couteau », constate Pascal Bourdeau, le maire de la commune. Élu depuis 2014, il rend hommage à ceux qui ont lancé cette manifestation depuis vingt ans : « C'est une locomotive pour notre territoire qui apporte beaucoup de retombées touristiques et économiques. Il faut continuer et lui donner un second souffle. »

 

Le forgeron belge Michel Lemans est un exemple vivant de l'attractivité de cet événement. Venu à Nontron il y a une quinzaine d'années pour la première fois avec ses amis de la BKS, la Belgian Knife's Society, groupe de couteliers bons vivants, il est devenu l'un des fidèles de la manifestation avant de s'installer en Dordogne. Cet enseignant est venu prendre sa retraite à Saint-Estèphe où il a trouvé une maison « et l'ambiance d'un village qui me rappelle mon enfance ».

 

Deux coutelleries sur place

 

Michel Lemans s'est investi dans la vie locale notamment pour l'organisation du festival Forges et métallurgie à Étouars, qui précède désormais la Fête du couteau. Il passe ces deux moments le nez sur son enclume à partager son savoir-faire, ravi quand ce sont des jeunes qui demandent à essayer la forge : « Si je peux créer des vocations. » Une fois par semaine, il fait des démonstrations dans la forge achetée par la commune de Saint-Estèphe et finit de monter la sienne.

 

Depuis vingt ans, l'économie du couteau s'est aussi développée à Nontron. La Coutellerie Nontronnaise, qui avait redémarré après son rachat par les forges Laguiole, a depuis ouvert un nouvel atelier et lancé des modèles de créateurs. Le Nontronnais François Devige a créé une deuxième entreprise, la coutellerie Le Périgord, très inventive. Il a toujours un projet de centre vivant sur les vieux métiers.

 

Attirer des entreprises

 

Francis Mathieu, l'un des fondateurs de la fête, toujours actif, insiste sur son impact économique dans le Nontronnais. « Cette stratégie de développer les métiers d'art pour remplacer l'industrie de la chaussure a été payante. La Fête du couteau est l'élément émergé du dispositif qui permet d'attirer des entreprises ». De nombreux artisans d'art se sont déjà installés aux alentours. Le Pôle des métiers d'arts et le festival itinérant Les Portes du cuir vont dans le même sens. C'est aussi une vitrine qui engendre les vocations.

 

 

Le Ribéracois Rémi Lavialle, à la fois photographe et coutelier, a cette passion depuis vingt ans. Après avoir travaillé plusieurs années à la Coutellerie Nontronnaise, il s'est mis à son compte, a développé des couteaux de pays et fabrique de belles pièces. Il fait aussi de la formation. Bien sûr, il ne manque pas la fête, « pour l'ambiance entre couteliers venus de partout ». Ça fait aussi parler de Nontron.

 

Article Sud Ouest

Exposition "Eric Plazen, coutelier forgeron, 1960-2015" - du 1er août au 3 septembre 2016 - Fête du Couteau 2016

 

ERIC PLAZEN
Coutelier-forgeron, 1960-2015
Maître de la simplicité et de l’essentiel.

 

Nous vous présentons cet été, une exposition « hommage » dédiée au coutelier Eric Plazen. Vous y découvrirez une quarantaine de couteaux de ce maître de la coutellerie, admiré de ses pairs et du public.

Entièrement autodidacte, l'artisan a découvert la métallerie lors d'un stage effectué en 1981 au sein de l'AFPA (Association pour la formation professionnelle des adultes). C’est avant tout par le biais de lectures, de revues spécialisées notamment, qu'Éric Plazen avait appris les bases de son métier ; mais aussi grâce à des échanges nourris avec professionnels et passionnés.

Cette exposition est l’occasion de rendre hommage à ce coutelier de talent, fidèle à la Fête du Couteau depuis les débuts il y a 20 ans, décédé en 2015 à l’âge de 55 ans dans le Cantal, où il s'était installé depuis quelques années, après avoir vécu longtemps en Ariège.

 

Eric Plazen avait une véritable « patte », un style, mais surtout une éthique et un savoir-faire qui rendent ses couteaux tout à fait reconnaissables.

Ses couteaux sont des couteaux fixes, à lames forgées, marquées du poinçon en forme de truite de cet amoureux de la pêche. Eric Plazen recherchait la sobriété des lignes et l’efficacité pour des couteaux utilitaires au tranchant exceptionnel.

La forme est simple, avec un manche tout en rondeurs, un peu dans le style scandinave. Les bois utilisés sont presque uniquement des bois locaux tels que le buis ou le genévrier. La prise en main du manche est sûre.

Pour ce qui est de la technique et du montage, l’inspiration est plutôt japonaise. Un couteau de Plazen est monté sur soie, rivetée à la sortie du manche, avec emmanchement à la japonaise et virole forgée.

Eric Plazen était très pointu sur les techniques de forge, attentif à la lame, à l’acier. Il savait tout sur les aciers composites, comment les forger, comment les traiter thermiquement. Il a notamment réintroduit en France les lames en acier « sandwich » qui combinent plusieurs aciers afin d’obtenir à la fois un tranchant durable et une lame facile à affûter. Le cœur de lame y est en acier dur, encadré par des couches d'acier plus tendre.

Surtout, Eric Plazen était un homme généreux, avec un grand sens du partage qui s’illustrait notamment lors de ses inoubliables démonstrations de forge lors de la Fête du Couteau.

 

Exposition du 1er août au 3 septembre 2016
Château de Nontron, avenue du Général Leclerc
ouvert tous les jours, 10h-13h et 14h-18h
entrée libre

 

L'exposition est organisée dans le cadre de la Fête du couteau à Nontron (6 et 7 août 2016).

 

Un grand merci à François-Xavier Salle pour son aide, son soutien et la transmission de son savoir.

 

Article PEMA


Les beaux couteaux de Nontron ne sont pas des « armes », insistent les amateurs de ces objets d’art. © 

PHOTO ARCHIVES ARNAUD LOTH

Avec toutes ses lames exposées, l’événement de samedi 6 et dimanche 7 août fait l’objet d’une vigilance inédite.

Des lames partout, qu'il suffirait d'empoigner pour s'en servir au milieu d'une foule : la 21e Fête du couteau de Nontron, ce week-end, peut inquiéter, au beau milieu d'une actualité rythmée par les attentats, dont l'assassinat du prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray à l'arme blanche, survenu mardi...

Des lames partout, qu'il suffirait d'empoigner pour s'en servir au milieu d'une foule : la 21e Fête du couteau de Nontron, ce week-end, peut inquiéter, au beau milieu d'une actualité rythmée par les attentats, dont l'assassinat du prêtre de Saint-Étienne-du-Rouvray à l'arme blanche, survenu mardi 26 juillet. Pourtant, « ce n'est pas ça, la Fête du couteau : ce ne sont pas des armes, ce sont des objets d'art, de transmission entre les générations », soupire un habitué de la manifestation, triste de l'irruption du soupçon de la violence dans cet univers intime, « rural ». Qui n'a jamais connu le moindre débordement, d'ailleurs.

Forcément, Nontron n'échappe pas au plan de sécurité renforcée présentée par la Préfète au début de l'été. « La présence des agents de sécurité privés a été renforcée, en plus d'une mobilisation spéciale des forces de l'ordre », détaille Jean-Philippe Aurignac, le directeur de cabinet de la préfète. Jusqu'à une vingtaine de gendarmes seront présents sur le site de la fête pour des patrouilles « dynamiques », dans et autour du site.

Bourse aux armes à Neuvic

Les réservistes seront de la partie, en plus de la foule des bénévoles. À l'entrée, les coffres et les sacs seront classiquement fouillés (sur réquisition du procureur de la République) et les accès potentiels - autres que l'entrée officielle - bien gardés. Bref, « une sécurité comme il n'y en a jamais eu ».

Coïncidence du calendrier estival, l'annuelle bourse aux armes de Neuvic se tient dimanche 7 août. Avec un même souci sécuritaire, quoique les armes - des vraies, celles-ci - sont toujours démilitarisées. Il n'a pas été question d'annuler la bourse, pas plus que la Fête du couteau. Malgré la question que celle-ci pose aux services de l'État : « C'est une manifestation de type commercial, où on achète et on touche la marchandise. On ne peut pas retirer tous les couteaux », explique le directeur de cabinet. L'enjeu est donc d'éloigner les objets, ou en garder le maximum en vitrines. Cela dit, ce n'est jamais la foire d'empoigne sur les étals : on ne touche pas les lames, sauf à vraiment négocier un achat. « Attentats ou pas, les couteliers savent à qui ils confient un couteau, pour le prendre en main, avant d'acheter ; ce n'est pas n'importe qui », relativise un amateur.

Vigilance des marchands

Disons que la « vigilance des marchands » sera encore plus de mise. « Il faut conserver l'impératif de sécurité en garantissant l'activité commerciale », complète le représentant de l'État. « La préfète elle-même sera présente samedi matin à l'inauguration », salue Francis Mathieu, pilier de l'organisation, qui y voit la preuve de la « confiance » que mérite le dispositif prévu. Il veut « rassurer » le public, rappelle qu'une large partie des collections présente des couteaux « pliants, fermés ». Et lui aussi replace Nontron dans « un univers d'objets d'art, d'artisanat : ce sont des beaux objets… Des œuvres rares, le couteau de Pays, les canifs du grand-père, etc. » Pas un arsenal destiné à faire du mal.

 

Article Sud Ouest


La coulée du canon, l’année dernière. © 

 

Le 4e festival Forges et métallurgie, organisé par l'association Feu fer forges - minerais minéraux métaux (3F-3M), se déroulera samedi 30 et dimanche 31...

Le 4e festival Forges et métallurgie, organisé par l'association Feu fer forges - minerais minéraux métaux (3F-3M), se déroulera samedi 30 et dimanche 31 juillet, dans le cadre de la semaine de la métallurgie à la coutellerie qui se tiendra du samedi 30 juillet au dimanche 7 août, en lien avec la fête du couteau de Nontron.

Ce festival de feu et de flammes fera découvrir de nombreuses nouveautés avec plusieurs artisans et exposants qui feront des démonstrations de leur travail, présenteront leur art. On y trouvera de la ferronnerie, de la sculpture, des vitraux, des bijoux se déclinant dans toutes les formes et tous les métaux, du fer à l'inox, en bronze, en étain… Les incontournables animations métallurgiques seront toujours présentes avec le haut-fourneau et ses spectaculaires coulées de fonte avec, cette année, la fabrication de nouvelles plaques de fonte et d'un élément du futur kiosque de Périgueux.

À découvrir aussi, le bas-fourneau et les fours antiques de l'atelier du château et de l'association 3F-3M, les forgerons et les couteliers au travail, diverses conférences et des visites avec des associations partenaires. Ce sera également l'occasion pour les visiteurs de découvrir le nouvel atelier de métallurgie dédié aux bas-fourneaux avec cette année encore des animations de forgerons le samedi en nocturne ainsi que la toute nouvelle organisation de l'exposition à l'Espace fer et forges.

 

Le programme

Samedi 30 juillet : ouverture du festival à 15 heures ; allumage et fermeture du haut-fourneau ; démonstration du travail de la forge avec les forgerons couteliers ; expérimentation métallurgie ; animation d'un four antique de type wootz ; démonstrations et expositions des artisans ; démonstration de ferronnerie, affinerie de fonte blanche ; à 17 heures, conférence fer et ferronnerie par Philippe Bachmair, animation d'une forge japonaise ; à partir de 19 heures, grillades (10 euros) ; à 21 heures, démonstration de trempe d'une lame, animation d'un atelier de décarburation de fonte blanche. Dimanche : à partir de 10 heures et toute la journée, animation d'un bas-fourneau, fabrication de fer, animation du haut-fourneau expérimental avec coulées de fonte, expérimentation, réduction d'antimoine et étain, fabrication d'outils, coulées et fabrication d'objets en bronze, ateliers pour enfants et adultes et visites guidées des Forges d'Étouars.

  

Article Sud Ouest


C'était au festival Forges et métallurgie, qui a réuni près de 1.300 personnes, samedi et dimanche

 

Comme un avant-goût de la 21e Fête des couteaux de Nontron, le festival Forges et métallurgie s'est tenu samedi et dimanche à Etouars. Les deux événements sont organisés en partenariat pour la quatrième année.

 

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Durant le week-end, Forges et métallurgie a attiré près de 1.300 visiteurs. Des démonstrations ont été réalisées, notamment dans les hauts et bas-fourneaux.

 

L'événement le plus spectaculaire a été la coulée d'un élément du kiosque des allées de Tourny de Périgueux. Les visiteurs se sont pressés autour du haut-fourneau pour apercevoir l'alliage sortir des flammes.

 

Une vingtaine d'exposants ont montré la richesse de la métallurgie, avec des fabrications en inox, en bronze ou fer forgé. la relève était aussi présente, avec une dizaine d'élèves du CFA de Périgueux. Ces apprentis ferronniers d'art ou serruriers métalliers ont forgé devant le public.

 

La Fête du couteau de Nontron aura lieu samedi 6 et dimanche 7 août.

 

Article Sud Ouest


À l’heure d’allumer le haut-fourneau. © 

PHOTO ARCHIVES « SO »

 

En prélude au rendez-vous des couteliers à Nontron, le festival Forges et métallurgie offre une découverte passionnante d’un patrimoine et d’un savoir-faire méconnus, samedi 30 et dimanche 31 juillet

Etouars, 150 habitants, son haut-fourneau et son histoire. Celle de l'âge d'or de la métallurgie en Périgord vert, lorsqu'un certain marquis de Montalembert transformait toute cette région au sol riche en minerai, boisée et traversée de ruisseaux, en capitale de la fonte. Jusqu'à 140 forges à Etouars, 150 habitants, son haut-fourneau et son histoire. Celle de l'âge d'or de la métallurgie en Périgord vert, lorsqu'un certain marquis de Montalembert transformait toute cette région au sol riche en minerai, boisée et traversée de ruisseaux, en capitale de la fonte. Jusqu'à 140 forges à bois chauffaient alors à plein régime pour couler les canons. La réputation des fers du Périgord ne datait pas d'hier puisque Jules César en louait la qualité, comme aime le rappeler Christian Magne, directeur du Centre permanent d'initiative pour l'environnement (CPIE) du Haut-Périgord.

Qui s'en souvient aujourd'hui ? Il y a une vingtaine d'années, des passionnés de patrimoine montaient l'association 3F, comme feu, fer et forges, auxquels s'ajoutent les 3M de minerais, minéraux, métaux. Objectif : redonner vie et sens à ce passé et faire découvrir la richesse de ce Périgord vert.

 

Spectaculaire et passionnant

Samedi 30 et dimanche 31 juillet, la 4e édition du festival Forges et métallurgie permettra une fois de plus de réunir des initiés, forgerons, chercheurs, artistes, artisans tout en faisant découvrir cet univers, tout feu tout flamme, au grand public.

Ateliers de métallurgie, coulées de plaques en fonte en direct, fabrication d'outils et de lames : il suffira de regarder et d'écouter pour comprendre ce qui distingue le fer de l'acier, et l'inox de l'étain. Ces métaux peuplent notre quotidien. Le dimanche, on pourra même assister à la coulée d'un élément du kiosque des allées Tourny de Périgueux.

Etouars, c'est un spectaculaire et passionnant rendez-vous entre le patrimoine et l'économie, où des « savoir-faire complexes » rencontrent l'esprit créatif des artistes.

 

Des forgerons et des artistes

Éric Jeannot, le président de 3F-3M, promet de belles rencontres, notamment avec Martine Hubert et ses vitraux en étain ou avec Christiane Danger et ses sculptures en inox. Il est ravi aussi de revoir Willy Kolbe dont les girouettes ont fait un malheur l'an passé.

Les organisateurs accueilleront aussi Philippe Bachmair, forgeron Meilleur Ouvrier de France, à la réputation de pédagogue hors pair. Formateur à Périgueux, il viendra avec une équipe pour des démonstrations à couper le souffle.

 

Le Coq, fruit de l'union

Et puis ces deux jours seront l'occasion de comprendre l'évidence : pourquoi, à quelques kilomètres de là, Nontron est devenu une capitale du couteau. Le lien devient alors évident entre le festival d'Etouars et la Fête du couteau qui se tiendra samedi 6 et dimanche 7 août.

Cette alliance naturelle est frappée cette année du sceau de la nouveauté grâce à la naissance d'un nouveau couteau, baptisé Le Coq. Signé Pascal Renoux, un habitué de Nontron, c'est un joli petit couteau de poche, pliant donc, à la lame forgée ici, au manche en essence d'ici et reconnaissable entre tous par son petit coq gravé. Une merveille que l'on découvrira et qu'on pourra acquérir dès ce week-end à Etouars. En attendant Nontron, début août.

 

Article Sud Ouest